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l'improviste

  • Peretz Markish, « Le Monceau »

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    « Vous les folles, Ô vous mes jambes insensées,

    Je vais toute la nuit mais en vain vous pousser…

     

    Quelles plaies, et de qui, quelles portes pleurantes

    Me faut-il esquiver dans ce monde en attente ?

     

    Faible lueur – des petites fenêtres reptiliennes,

    Mais il n’y a personne, ou qui sorte ou qui vienne…

     

    En attendant ses hôtes la tristesse s’abrite,

    Gros chat qui siège à la porte brisée du gîte…

     

    Si jaune le couchant, d’un tigre c’est la peau,

    Passez mon seuil, ah quel silence, quel repos !

     

    Vous les folles, Ô mes jambes insensées,

    Je vais toute la nuit mais en vain vous pousser… »

     

    Peretz Markish

    Le Monceau et autres poèmes

    Traduit du yiddish et présentés par Charles Dobzynski

    L’improviste, 2000

    https://www.limproviste.com/fr/44-peretz-markish

  • Reïzl Zychlinsky, « Chers voisins »

    Zychlinsky-Reizl.gif 

     

    « Achetez, achetez, chers voisins,

    achetez ce lopin de terre.

    Il est à vous gratis, pour rien.

    Vous y construirez une maison,

    vous y creuserez un puits,

    vous planterez un jardin sous la fenêtre.

    Il ne reste pas de fantômes pour vous faire peur :

    ma mère ne peut revenir de la chambre à gaz.

    Ses petits enfants non plus.

    Et moi non plus je ne reviendrai plus ici

    avec ma larme.

    Je n’emporte qu’une pierre –

    ma mère y a posé son pied.

    Dans les nuits froides et étrangères

    ce sera mon repose-tête. »

     

    Reïzl Zychlinsky

    Portes muettes1962

    Traduit du yiddish et préfacé par Rachel Ertel

    L’improviste, 2007

    http://www.limproviste.com/fr/